Un nouvel amphithéâtre à Québec! Oui c’est nécessaire! Pourquoi maintenant? J’ai mon billet des Remparts de Québec, donc je fréquente une cinquantaine (la saison et les séries) de fois le Colisée actuel par année. Il a été construit en 1931, même année que l’Empire State Building de New York, et rénové à sa force actuelle en 1979. Wow! 79 ans! Déjà là il ne fait pas vraiment 2010. En 2008, certains sièges ont été remplacés pour le championnat mondial de hockey. Déjà que l’espace pour les jambes était restreint, avec les nouveaux sièges, elle n’existe plus. Par ces 15 399 places, il est trop petit pour le sport professionnel (NHL qui a quitté en 1995) et pour les spectacles/événements d’envergures. Le manque de climatisation, les vestiaires sont trop petits, les restaurants qui empestes juste dans les estrades et le manque de commodités fait que ce bâtiment est complètement désuet en 2010.
Bien que 2 ans plutôt personne ne parlait de remplacer l’actuel Colisée, à l’heure actuel c’est un sujet chaud puisque des rumeurs du retour de la NHL cours depuis un moment. Comme il est impensable d’espérer un retour de la NHL sans nouvel amphithéâtre beaucoup font l’association du building et de la NHL. Il est vrai de dire que sans nouveau Colisée il n’y aura pas de NHL à Québec. Cependant, sans NHL il faut quand même un nouvel amphithéâtre à Québec.
Notre chère Napoléon Labeaume national, en plein milieu de la dernière campagne électorale, sort un lapin de son chapeau durant une conférence de presse payé par les contribuables et nous annonce qu’il a rencontré Gary Bettman commissaire de la NHL qu’il y a une possibilité d’un retour de la NHL à Québec mais sans nouveau Colisée c’est impossible. Il annonce donc son intension de construire un nouvel amphithéâtre en bois de 400 millions payé à 50 millions par la ville, 175 millions par le gouv. Provincial et 175 millions par le gouv. Fédéral. Donc, payer entièrement par les fonds publics. Pour un supposé homme d’affaires, notre maire est « devenu rapidement » un agile politicien très social démocrate.
Premièrement, 400 millions c’est complètement débile. Ce chiffre sort d’où? Sur quoi ce chiffre est basé? Personne ne pose de question sur ce chiffre complètement démesuré sachant qu’à Pittsburgh, le nouvel aréna des Pingouins avait un coût de départ à 290 millions et s’est terminé à 321 millions à cause de nombreux problèmes dû à son emplacement. De plus, à Pittsburgh, il on construit en plein centre-ville, le prix des terrains est plus dispendieux qu’à Québec de même que les coûts de constructions. Déjà là, si on compare, on se dit qu’à 400 millions, on est peut-être à côté de nos réels besoins et moyens. De plus, comme le projet du maire est un projet public, on connaît le prix de départ mais pas celui de la fin! Il n’y aucun projet public sans dépassement de coûts.
Deuxièmement, pourquoi un projet en bois? C’est prouvé qu’un projet avec une structure en bois, les coûts sont de 25% à 30% plus cher qu’une structure en acier. Faut être réaliste. Ce n’est pas un projet avec une structure en bois qui va sauver l’industrie du bois du Québec. Vu l’état des finances publiques, on devrait se concentrer sur un projet moins prestigieux mais qui remplira pour autant nos besoins. 30% de 400 millions c’est environ 93 millions. C’est déjà cela de sauvé.
Troisièmement, la culture ultra sociale démocrate du Québec fait que j’entends constamment : « Le gouvernement donne assez d’argent à la culture, c’est le tour du sports. » Les gens s’insurge de voir les gouvernements mettre des centaines de millions pour un orchestre symphonique ou dans un quartier de spectacles. Que le gouvernement donne l’argent à la culture ou aux sports (grand public), c’est encore le même système social démocrate qui donne et qui nous endettes plus en plus depuis 50 ans. Il faut décrier cette situation, mais pas seulement quand cela fait notre affaire. Il faut être conséquent avec ses convictions. Il faut que cela arrête, l’état est partout. Il faut apprendre à faire nos affaires sans l’aide de l’état. Quand l’état finance, elle s’endette de plus en plus et plus elle s’endette plus cela coûte cher en impôts, en taxes à la consommation, en taxes municipales. Les québécois sont déjà les plus imposés en Amérique du Nord. Il faut arrêter l’hémorragie maintenant. C’est pourquoi il faut être contre un financement à 100% public du nouvel amphithéâtre.
Il y a un an et demi, une initiative est née par entremise de l’entreprise Mallette. Le projet JAIMAPLACE consiste à construire à Québec un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir des événements culturels et sportifs. La nouvelle infrastructure de 240 M$ serait comparable au Centre Bell à Montréal et pourrait accueillir environ 18 000 personnes. Selon un échéancier préliminaire, le projet serait complété dans 5 ans. Une contribution financière est donc demandée sous forme d’achat de sièges. Il en coûte 5 000 $ par siège dans les loges, 3 000 $ dans les mezzanines et 1 500 $ dans les balcons. Des salons corporatifs sont également offerts pour un montant de 25 000 $. À l’heure actuelle, il y a environ 13 millions dans les coffres. Il est même possible de payer son siège en 60 versements. Voilà une bonne façon de s’impliquer dans le projet sans augmenter l’endettement publique.
Pour conclure, un nouvel amphithéâtre pour Québec, c’est nécessaire. Mais pas à n’importe quel prix et sans poser de questions. 400 millions pour le projet, c’est complètement irréfléchi et sans fondement. Je pense que le projet JAIMAPLACE de 240 millions est plus réalise et plus dans nos moyens. Il n’y aura pas de structure en bois ni de comptoirs en granites mais il sera pratique et fonctionnel à la fois pour du sports professionnels ou des événements d’envergures. Il faut également éviter le piège du public dans le projet car c’est la meilleure façon de faire dérailler ce dernier. L’étatisme doit cesser au Québec et ce projet ne doit pas servir à endetter d’avantage notre société. Le montage financier de JAIMAPLACE semble plus adapté pour Québec. Ce projet peut facilement être réalisé en PPP (partenariat public privé) comme l’aréna de l’Ancienne-Lorette nouvellement construit au coût de 18 millions sans aucun dépassement. Dans un PPP, le projet est construit par le privé et géré par le privé. Seul le financement est partagé entre le privé et le public. Dans le cas d’un nouveau Colisée, 1/3 public et 2/3 privé pourrait être un partage beaucoup plus adapté à la réalité québécoise que le projet démesuré de 400 millions financé à 100% par le public d’un maire trop émotif.